|
En 1985, l'archéologue britannique Stephen Mitchell met sur pied le «Pisidia Survey Project», un programme ambitieux qui a pour but d'établir un
relevé de tous les vestiges de surface en Pisidie. Marc Waelkens en est le seul membre non anglo-saxon.
Lorsque la mission britannique arrive sur le terrain, c'est la stupéfaction pour Marc Waelkens. Les pierres que les
archéologues croyaient être les vestiges de fondations s'avèrent, en réalité, représenter le deuxième étage ou le toit de bâtiments enfouis sous plusieurs mètres de terre. Marc Waelkens décide
alors de fouiller ce site.
L'équipe belge de l'Université de Louvain commence par topographier et répertorier le site
en surface pendant deux ans. Le travail de fouilles proprement dit débute en 1990. Des images d'archives, tournées chaque année par les équipes de la VRT (Télévision Belge Flamande) de 1990 à
1997, nous permettent de retracer l'évolution de cette extraordinaire aventure.
Car ici il ne s'agit pas de fouilles de sauvetage, mais bien d'une
étude systématique et pluridisciplinaire de l'immense territoire de Sagalassos et de ses environs. La collaboration entre les différentes spécialités permet de reconstituer progressivement les
pièces du puzzle. Ce qui intéresse principalement les scientifiques, outre la reconstruction (anastylose) des monuments écroulés, c'est de pratiquer une archéologie globale, environnementale, économique et sociale.
En suivant parallèlement chacune de ces équipes spécialisées, nous apportons un début de réponse aux questions que l'on peut
se poser sur l'histoire de cette cité et nous comprenons comment, par recoupement entre les différentes approches de chaque discipline, certaines hypothèses peuvent se vérifier.
|